J'voudrais pouvoir accélérer le temps.. Que le soleil pointe le bout de son nez au moi de décembre pour voir plus rapidement mon pays, mes amis et toutes les choses a qui je tiens et que j'ai été obligé de quitter.. Et j'insiste bien sur le mot 'obligé' parce que si je pouvais je prendrais rien et je partirais comme ça, comme quelqu'un qui part à l'aventure du jour au lendemain, pour retrouver toutes les choses qui l'ont rendu heureuse pendant 5 ans.
J'voudrais pouvoir accélérer le temps pour ne plus voir ma nouvelle vie qui est devenue qu'une simple routine. Pour oublier les matins ou je me retrouve entouré de gens bizar dans un train qui sent pas bon. Pour oublier aussi le froid qui me fait souffrir horriblement. Pour oublier la fac avec ces profs durs et ses 2200 éléves. Pour oublier le fait que moi aussi je suis devenu une personne comme eux.
J'voudrais accélérer le temps pour les voir eux.. Pour le voir lui... A qui je pense tous les jours, en voyant tous ces jeunes en train de rire, en train de se serrer dans les bras, en train de se faire des bisous et des calins.. Et c'est a ce moment la que je ressens un vide immense, ancré en moi et qui malheureusement fait mal.. Ce vide causé toujours par cette même chose qui a fait, qui fait et qui fera encore longtemps des dégats dans ma vie..
Pourquoi la distance existe ?
Pourquoi on ne peut être entouré des gens qu'on aime toute la vie ?
Pourquoi je suis pas assez forte pour pouvoir surmonter ces moments ?
Je me sens seule, si seule... Je suis plus la même, je me sens differente.. Parce que moi sans eux c'est plus moi.. Avant je les voyaient tout les jours, je m'amusais, je souriais jusqu'à me décrocher la machoire, je rigolais jusqu'à en avoir mal au ventre et même si ca me faisait mal je continuais parce que je me sentais plus que vivante, et quand ça allait pas ils étaient la..
Le plus important je pense c'est que je me sentais importante...
Mais maintenant tout est différent, mes fous rires se sont transformés en crise de larme, mon sourir c'est effacé et je n'ai plus que mes yeux gonflé de plus en plus chaque jour a chaque fois qu'une larme coule et qu'elle entraine ces copines avec elle..
Affronter ses peurs, combattre les douleurs, arrêter de se détruire, c'est ça vivre.. Si c'est vraiment ça alors je ne vis pas complètement mais il n'y a pas de touche 'retour en arrière' dans une vie donc on laisse couler le temps on repense a tout ces souvenirs si beaux mais qui nous font mal au final parce que c'est plus comme ca a l'heure actuelle, mais cependant on doit quand même encaisser.
J'ai hate tellement, hate de ses 2 semaines de décembre ou l'on sera tous enfin reuni, ou l'on pourra se retrouver comme avant. Ou mon sourire, mes fous rires et mes conneries resurgiront de plus bel ! Ou je serais redevenue MOI !
Je l'ai aime eux et leur petite habitude, ils sont la ou personne ne pourra les déloger car je vis pour eux.. On va dire que je radote ! Je m'en fous il faut bien que ca commence un jour et pour dire des choses comme ca je radoterais jusqu'à la fin de mes jours que ca plaise ou non ! Na !
A bientôt mon pays, a bientôt mes amis.. La distance fait peut être beaucoup de dégats mais une chose est sûre au final elle ne gagnera pas parce que ce sentiment si fort qu'est l'amitié va surmonter ca..
P.S : Merci à toutes les personnes qui cependant m'entourent ici, notamment ma tite Emilie et Maud ! Le trio infernal d'amphi ! Gros bisous les puces !